LE RIDE MAUDIT

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     Pour nous, Isabelle, Guy, Jean-Luc et moi même, tout à commencé devant la porte du garage en se disant : «  Même si cet événement est pourri, on aura pris le meilleur sur la route! ». Mais avant tout, il fallait mettre un terme à ce mauvais karma qui planait depuis deux ans, sur l’organisation de mon séjour à Biarritz pour les « Wheels and Waves ». Ce fut fait sur l’autoroute, à 20 bornes de Marseille, alors qu’on se rendait, plein de courage, à Biarritz le 12 juin dernier : Une Indian, deux Harleys et une Bonnie à la queue-leu-leu et vers Château-neuf-les-Martigues, paf, un clou dans le pneu arrière ! Pas grave, la Scout repart en tête sur la dépanneuse direction Taverne Motorcycle. Malgré une réparation ultra rapide (avec une prise en charge de la machine à l’heure du repas de midi!), on a quand même deux bonnes heures de retard dans la vue.

PASSE TON BAC D’ABORD !

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     Dans mes souvenirs, le bac de Barcarin c’était un peu comme une croisière sur la Méditerranée. Bon ça ne dure même pas cinq minutes, mais cette route qui traverse les salins de Giraud est juste magique. Arrivés à Nîmes pour prendre le déjeuner (à 15 heures!) on fait un point route. Trop de temps perdu, il faut accélérer et qui dit vitesse, dit autoroute. On prend la direction de Perpignan, sortie à Rivesaltes avec un ciel qui menace de plus en plus de nous tomber dessus. Notre stop pour la nuit c’est Lavelanet en Ariège, ou plutôt Péreille le haut. Ah oui parce que Péreille le bas n’est pas tout à fait en bas de Péreille le haut, qui lui même est à l’opposé de Péreille le bas mais dans Lavelanet, très exactement à Rabaute, vous voyez ? Non ? Ben nous non plus et c’est à 21heures qu’on arrive chez Bernadette, la tenancière du B’n’B, complètement rincés mais contents, même si on a accumulé plus de retard que de kilomètres au compteur !

C’EST BEAU, C’EST VERT MAIS IL PLEUT TOUJOURS !

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     La nuit fut bonne (courte pour certains qui sont allés imaginer que je ronflais trop fort et trop longtemps!) et Bernadette nous avait préparé le petit déj’ : un bon café, des confiotes maison…Les bécanes étaient chargées et on avait enfilé nos tenues de pluie, pas par précaution mais tout simplement parce que les nuages sont souvent frappés d’incontinence dans ce pays !

     « Macarel, ça va tomber toute la journée ! Nous ça fait 15 jours qu’on est là et ça n’arrête pas ! » me dit un ouvrier qui créchait pas loin et à qui je demandais de me faire une météo à la Gillot-Pétré. Résultat, on repart sous la flotte. La route est vraiment très belle, avec des panoramas à te faire t’arrêter toutes les 5 minutes.

TU VEUX UN CAFE GROS ?

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     On n’a que très peu roulé mais on veut en profiter au maximum. On s’arrête donc pour un café au « café Gros » à Saint Gaudens. Inutile de vous dire que l’expression « tu veux un café Gros ? » a été dite plus d’une centaine de fois par chacun de nous depuis ce jour là (mais c’est pas la seule!) Pour le reste de la balade il n’y a rien de bien fou à dire, à part la boulangère à qui on prend des sandwiches et qui nous demande si on veut une « poche » (i.e un sachet plastique !) « Tu veux une poche » et « tu veux un café Gros », même combat !

     On commence à accuser le coup et la pluie ne rend pas les choses meilleures. On décide de faire tirer par l’autoroute pour arriver « plus vite » à destination. Plus on approche de Biarritz, plus on dirait que Dieu a voulu créer une deuxième mer par ici ! Les champs sont inondés et nous aussi ! Enfin, le grand ruban gris (on est des Indiens ou pas?) se termine avec le dernier péage.

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     Direction le camping. Il faut savoir une chose sur ce séjour : On s’est perdus des dizaines de fois (avec GPS, sans GPS…avec panneaux et sans panneaux…) et à peu près partout, que ce soit en ville ou en campagne, en France comme en Espagne. On arrivera tard, mais on arrivera ! Et nous voilà au « Yelloh Village » à Bidart.