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     Il y a eu beaucoup de sessions mémorables à « Épluchures Beach » (nom donné au spot en raison de sa proximité avec le collecteur des égouts!) La meilleure année, à mon avis, fut 1999/2000. On était une petite poignée de surfers toujours à l’eau. Qu’il y ait des vagues ou pas, je sortais ma Barland, un beau longboard avec dérive fixe. J’y suis allé au moins 200 jours cette année là. Ce que je ne savais pas, c’est que ce serait aussi ma dernière année de vrai surf. On partait dans mon combi VW avec mon pote Stan et avec un thermos plein de café et des biscuits, on passait la journée à l’eau.

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     On y allait parfois à 4h du matin, juste pour voir le lever du soleil assis sur nos planches. Il y a eu de belles journées, avec une belle houle bien propre. Des lendemains de Mistral et le froid qui transperce la combi. J’ai même connu un fameux phénomène maritime avec des vents contraires venus du sud qui avaient généré des vagues géniales.

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(photo : Wayne WRLD photographe)

     Pour nous, c’était l’été sans fin ! On était en plein dedans ! À l’eau c’était fabuleux : peu de monde et on connaissait quasiment tous les surfers. Il y avait peu de concurrence. Cette même année, je suis parti à Hawaï : La Mecque. Waikiki, Waimea et Turtle bay ont eu raison de l’amour que j’avais pour « Épluchures beach », et ce, pour plusieurs raisons.

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     Le temps était clément et les sessions se passaient en short dans une eau à bonne température. Je surfais avec des gens qui se parlaient à l’eau, sans se connaître. De temps en temps, on laissait la priorité à une pirogue à balancier pleine de touristes. La machine à vagues était en route 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

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      Quand je suis rentré, à Marseille, il faisait froid, le vent soufflait et ma chemise à fleurs ne suffisait pas à me protéger, ni du climat, ni des mauvais esprits du surf.

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      Le lendemain de mon arrivée, je suis allé au Prado, les vagues étaient belles. Le vent avait tourné après une bonne semaine de « grand frais ». J’ai vraiment pris mon pied mais rien n’était plus pareil. Le soleil, le short, la température de l’eau me manquaient.

 

     Ma dépression post Hawaï a commencé. La fin de l’année n’a pas été terrible. Peu de vagues, peu de sessions, le froid me saisissait. J’ai décidé de privilégier le surf pendant les voyages et de ne voyager que pour le surf. Biarritz et la côte Basque, la Guadeloupe…..mais mon cœur était resté là bas : j’avais perdu le Mana !

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     L’été je passais des semaines entières au cabanon à la Pointe Rouge (oui j’ai eu cette chance) et dès septembre : « Ciao la compagnie ! » Les trips commençaient. Mais peu importe l’endroit où j’ai pu surfer, ce bon vieux Prado, avec ces mouettes crevées et ses bouteilles en plastique, est toujours resté dans mon esprit.

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Onc’Jim pour CREATIVE BRIGADE

     There was a lot of memorable sessions in « Epluchures Beach » (« Garbage beach » because of its proximity with the sewerage network!) The best year was 1999/2000. We were a few surfers in the water everyday. Waves or not, I used to take my Barland, a beautiful 10 feet with a fix fin. I had, at least 200 days of surfing this year. What I couldn’t imagine is that it would be my last year of real surf. Me and my buddy Stan, drove my old VW van to the beach with hot coffee and biscuits to stay in the water all day. Sometimes, we were there at 4 am, just to stare at the sunrise, the ass in the water. There were great days with beautiful glassy waves. Mistral tomorrows and the cold blasting through the wetsuit. I even had a famous climate event with headwinds that produced fantastic waves. For us, it was the endless summer ! In the water it was huge : few people and we knew every surfer. Less competition. The same year I planned an Hawaiian trip : the Mecca. Wakiki, Waimea and Turtle Bay blowed away my love for « Epluchures Beach » for a lot of reasons. The weather was cool. I was surfing with people who talk to each others while sitting in the water. From time to time, there was an outrigger full of tourists passing by. The waves machine was on 24/7. When I get back to Marseilles, it was cold, the wind was blowing and my flowered shirt didn’t fit as a protection. The day after my arrival, I went to the beach, the waves were beautiful. After a whole week of « gale » winds had changed. I really had a ball but something was broken. The sun, the board short, the water temperature missed me. My  post Hawaii depression began. The end of the year was bad. Few waves, few sessions, cold was killing me. I decided to make surf trips : Biarritz, Guadeloupe…..but my heart belonged to Hawaii.

     In the summer I had weeks in the « cabanon » (cabin on the shore) in « la Pointe Rouge » (yes I was a lucky guy) and when came sptember : « Bye, bye, guys ! » it was the begining of the surf trips. But, whatever the place i have been surfing, this good old Prado, with its dying seagulls and plastic bottles, has always had a big spot in my mind.

Onc’Jim for CREATIVE BRIGADE (heartbreak translation by le SPACEMAN)