Plusieurs mouvements autour des sports mécaniques sont nés au sortir de la IIème guerre mondiale et notamment aux États Unis. C’est comme ça que, récupérant de vielles motos militaires, des gars (en enlevant tout ce qui desservait la vitesse et les performances) créèrent ce qu’on appelle le « Bobber » (to bob : enlever, réduire….). Qu’est ce qui ne sert pas à aller vite ? Ben pour commencer, les chromes (ce n’est pas ça qui te ramène à la maison!), la peinture jolie, les gardes boue, phares, feux arrières et autres fourreaux à Winchester, trousses à outils, assiettes, verres, couverts et casseroles (sauf pour les mariages). Ainsi, pour faire une course dans les années 50, un seul siège suffisait (on veut aller vite donc on emmène pas son pote Johnny, 120 kg, sur le pouf passager!). De nos jours, on nous accommode « Bobber » à toutes les sauces. « Mon Bobber par ci, mon Bobber par là…… ». _ « Non mon grand, désolé, t’as pas un Bobber ! Au mieux t’as un Custom, au pire (ça c’est pour les méchants!) t’as une grosse bouse ! »

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     On fait un petit check-up ? L’année : jusqu’à 1950 (alors les machins-beurs de chez Triumph et Guzzi je vous laisse deviner!). La provenance : Milwaukee, c’est bon ! Springfield, c’est bon ! Coventry, c’est encore bon ! Le pays du soleil levant : Ah, ça c’est pas bon, mais pas bon du tout ! Phare : pas bon. Clignos : pas bon. Tan sad : pas bon. Peinture metal flakes paillettes à gogo : pas bon. Chromes qui brillent : pas bon. Montage en garage pro : encore pas bon. Aller boire un coup au bar du coin en laissant le casque sur le guidon : pas bon parce que, boire ou conduire il faut choisir et de plus, gros risque de se faire voler le casque. Je sais, certains vont en pleurer à chaudes larmes, mais la vérité est là ! Bien sûr, tout le monde peut se faire un Bobber, un vrai. Il faut trouver une Harley, une Indian ou une Triumph assez ancienne. Enlever tout les accessoires (ce qui est stupide à mon avis sur ce genre de bécane!) et aller faire la course sur la plage (soyez pas trop dingue non plus, pas sur la route).

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     Mais (il y a toujours un mais) si vous appelez « choucroute » un « cassoulet », alors continuez d’appeler « Bobber » votre moto, mais il fallait que je rende à César et ça c’est fait !

À lire aussi le prochain article : « mon Hot-Rod sur base de Renault 5 Alpine turbo. »

Onc’Jim pour Creative Brigade.

At the end of World War II, many movements around motor sports have emerged especially in the USA. Some guys created what they called « Bobbers », using old bargain motorcycles (removing all the things that catered speed or performances). What is useless to go faster ? The chromes (they don’t bring you back home!), fancy painting, the fenders, lights, flashers, rear lignts as well as Winchester’s holster, toolkits, plates, glasses, tableware and pans (except for weddings). And thus, to race in the 50’s, one seat was enough (you want to go fast so you don’t bring your 120kg buddy Johnny on the back seat!). Nowadays, people uses the word « Bobber » willy-nilly. « My Bobber here, my Bobber there….. ». _ « No big boy, sorry but you ain’t got a Bobber ! At best you have a Custom and at worst (if you’re really mean!) you have a big dung ! »

Let’s make a check-up ? The year : until 1950 (so i let you guess about the « I don’t know what Bobber from Triumph or Guzzi!). Origins : Milwaukee, it’s good ! Springfield, it’s good ! Coventry, good again ! The land of the rising sun : Oh, oh, it’s not good at all ! Lights : no good. Flashers : no good. Tan sad : no good. Metal flakes sparkling painting : no good. Flashing chromes : no good. Out of a professional garage : still no good. Go and have a drink around the corner and leave the helmet on the handlebar : it’s not good because you must drive sober and overall someone could steal you helmet. I know, some of you are going to cry rivers facing the truth ! Of course, everyone can built a Bobber, I mean a real one. First of all, you have to find an old Harley, Triumph or Indian motorcycle. Then you remove all accessories you can (which I find stupid on this kind of bike!) and go to race on the beach (don’t be mad, not on the road!).

But after all, if you want to call a « burger » a « hot dog », so your motorcycle’s a « Bobber » but I should give credit where credit is due, and the job is done !

A must-read next week : « I turned my Renault 5 Alpine turbo into a Hot-Rod. »

Onc’Jim for Creative Brigade (in between 2 glasses of wine translation by the SPACEMAN)