Le culte du film culte.

Au risque de passer pour un vieux couillon, je m’en vais, de ce pas, éclairer votre lanterne. Une lanterne qui ressemble plus au flambeau que l’on trouve dans les « Luau » (fêtes Hawaïennes) qu’à la lumière de Diogènes. En effet, c’était l’époque de « Barbara Ann », des grosses bagnoles Américaines et de la libération de la jeunesse.

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Et c’est là que vous dites en cœur : « Oh oui, Onc’ Jim, raconte nous cette belle histoire ! »

Le petit Bruce Brown est né en 1937. Dès la fin des années 50, après un passage par la NAVY, il filme des scènes de surf dans sa Californie natale et à Hawaï. Les plages sont un véritable bouillon de culture où se côtoient le surf, la musique, la fumette (aussi un peu!) et l’alcool. La jeunesse se mélange. Peu importe le niveau social. Peu importe l’ appartenance politique. Tout ce qu’elle veut cette jeunesse, c’est se libérer du carcan puritain et de l’héritage des « pères Pèlerins ». Bruce va être le témoin de cette époque là. Il ne se contentera pas de filmer depuis la plage. Il ira jusqu’à inventer une caisse étanche pour mettre sa caméra sur les surfs et ainsi filmer les fameux pas croisés des longboarders. Il est partout : dans l’eau, sur le sable, sur l’eau….Grâce à ses premiers films il bâtit sa renommée (Barefoot Adventure, Slippery When Wet……). Ce n’est qu’en 1964 et avec un budget de 50 000$ et sa caméra 16mm, qu’avec deux surfers, Robert August et Mike Hynson, il parcourt le monde à la recherche de la vague parfaite et de l’été sans fin. En 1965, il parcourt les États Unis d’auditoriums en auditoriums, pour faire la voix off de son chef d’œuvre en live. A Wichita, les entrées d’ « Endless Summer » dépasseront, deux semaines durant, celles du film « My fair lady ».

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« Mais, Onc’ Jim, tout cela n’a rien à voir avec la moto, la bécane ou la motocyclette ? Tu sais, ce truc à deux roues qui fait « vroum vroum » ?

Justement, j’allais y venir espèces de garnements ! N’avez vous jamais entendu parler du film « On Any Sunday » ? pas la version 2015, non,  « LE » film de 1971, fait et produit par le même Bruce ? La jeunesse est toujours en quête de nouvelles sensations, de liberté, de vitesse et d’ivresse. Le film commence par une course de vélos de cross avec des gamins. La musique est très reconnaissable ainsi que la voix off. Le sujet est traité avec, à la fois, beaucoup de légèreté et de sérieux, ce qui le rend accessible à tous. On y voit Steve McQueen, sur des motos de cross à faire baver un collectionneur, taper des pointes dans le désert. Et pour finir cette belle histoire, Roger Hebert, un très célèbre historien a dit : «Ce qu’a fait Bruce Brown pour le surf avec Endless Summer, il l’a fait pour la moto avec On Any Sunday ! »

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Que ceux qui ont gardé les yeux grands ouverts jusqu’à ce que le flambeau s’éteigne, aillent voir sa filmographie impressionnante.

Onc’ Jim