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Le culte du film culte

Préchi précha

« Dis Onc’ Jim, tu nous racontes une histoire de Hippies ? »

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Ah, mes garnements, je vois que vous en redemandez ! Tout comme dans la bible, il y a la « genèse » et la « révolution ». Alors, remontez donc vos plaids et écoutez cette histoire. Les années 50 ont été une époque de grands changements aux États Unis. Changements auxquels les poètes, les auteurs, les réalisateurs de films et les chanteurs ont largement contribué. Mais une chose est sure, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Parce que, la soif de liberté qui anime les hommes, n’a pas, en réalité, trouvé sa source au fond du roman de Jack Kerouac « sur la route » (1957). Ni même dans le film « Easy Rider » sorti dans les années 60. Et pourtant, Kerouac est bien l’instigateur de la « beat generation » (d’où les beatniks) avec un roman écrit dans les années 50 et découvert par la jeunesse Américaine dans les années 60. Mais revenons à nos moutons. En 1953 sort un film : LE film. Réalisé par Laslo Benedek. « The Wild One ». Et pour sûr, ce chef d’œuvre est bien le premier film qui traite du phénomène des bandes de motards et de liberté. L’histoire est comme toutes les histoires des studios Hollywoodiens de l’époque. Un méchant qui devient gentil et trouve l’amour, un méchant qui reste méchant, une belle ingénue, des montures, des bagarres et la route. Pour la première fois le public découvre que l’on peut vivre hors du moule et que les chevaux existent aussi dans un moteur monté sur deux roues. La réputation des blousons noirs est faite : buveurs, bagarreurs, sales, méchants et fauteurs de troubles. Le héros n’a pas une de ces grosses Harley, ni même une Indian. Il chevauche une Triumph Thunderbird 6T. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Parce que c’est ça la classe!

« mais, Onc’ Jim, où ils sont les Hippies ? »

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Espèces de garnements, vous avez donc tout suivi et personne ne s’est endormi ? Les Hippies vont juste apprivoiser cette liberté à l’état brut, et en faire leur credo. Les Hippies sont cachés au fin fond du subconscient de Johnny (Brando) et de Chino (Marvin).

Dans le film, à la question : « Hey, Johnny, tu te rebelles contre quoi ? » Brando répond : « Qu’est ce que tu me proposes ? »